L’œuvre de Joachim du Bellay est celle d’un
poète. En 1549, encore jeune, il publie Défense
et illustration de la langue française, un livre qui vise à promouvoir l’usage
du français grâce à l’assimilation des langues latines et grecques, alors les
deux langues d’écriture savante. La même année paraît L’olive, un recueil de cinquante poèmes où la finesse de Pétrarque
est bellement imitée, et très nouvelle en France.
Après avoir passé cinq
années à Rome, de 1553 à 1557, il publie à son retour les Jeux rustiques, les Antiquités
de Rome et, manifestant la lassitude vis-à-vis de la « ville éternelle »,
les Regrets, un recueil de 191 poèmes
dont l’objet n’est plus une femme, comme pour L’olive, mais son pays.